Sur la base du discours du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, la vision de l'institution d'émission s'articule autour de 5 points clés :
1. Repositionnement stratégique du secteur : Élever la microfinance au rang de maillon central du système financier national, et non plus de secteur périphérique, afin de rapprocher les services financiers des citoyens et d'accompagner directement le tissu économique.
2. Exigence de solidité et de bonne gouvernance : Imposer aux institutions de microfinance et aux coopératives d'épargne une rigueur accrue en matière de gouvernance, de maîtrise des risques et de contrôle interne pour garantir leur résilience financière.
3. Accélération de la transformation numérique : Moderniser le secteur par la numérisation des services afin d'élargir l'accès financier et d'optimiser les opérations.
4. Inclusion ciblée et réduction de la fracture géographique : Étendre l'offre aux zones rurales et mal desservies, tout en créant des produits financiers adaptés aux besoins spécifiques des agriculteurs, des femmes, des jeunes entrepreneurs et des MPME.
5. Ancrage stratégique institutionnel : Inscrire le développement d'un secteur professionnel, solide et innovant comme le sixième pilier du Plan stratégique 2026-2030 de la BCC.
À l'ouverture de la 5ᵉ édition de la Semaine Congolaise de la Microfinance (SECOMIF 2026), la Banque Centrale du Congo, sous l'impulsion de son Gouverneur André Wameso Nkualoloki, a réaffirmé sa vision stratégique : transformer la microfinance en un moteur central du système financier congolais et non plus en un simple secteur d'appoint. Intégrée comme sixième pilier du Plan stratégique 2026-2030 de la BCC, cette orientation vise à faire de la finance inclusive un vecteur de proximité, de soutien à l'entrepreneuriat et de développement équitable à travers toute la République Démocratique du Congo.
Pour concrétiser cette ambition au sein d'un marché dynamique, représentant 116 institutions agréées et un total bilan de 824,2 millions de dollars américains fin 2025, la BCC fixe des exigences précises aux acteurs du secteur. La stratégie impose un renforcement de la gouvernance, une gestion rigoureuse des risques et une accélération de la transformation numérique. Il s'agit également de corriger la forte concentration géographique en étendant la présence financière vers les zones rurales et en concevant des offres adaptées aux priorités nationales : les agriculteurs, les femmes, les jeunes créateurs d'entreprises et les MPME.
En somme, l'autorité monétaire ambitionne de bâtir un écosystème de microfinance professionnel, résilient et innovant, capable d'absorber les chocs tout en restant au plus près des besoins de la population. En incitant au dialogue lors d'événements comme la SECOMIF, la BCC entend traduire ces réformes en réponses concrètes pour favoriser la croissance durable des PME, encourager la création d'emplois et assurer une répartition plus équitable de la richesse nationale.
Par 2VK